Dehors, l’humidité de septembre vient déjà engloutir cet été à peine entamer.

Alors que je zigzag péniblement entre les flaques d’eau éparses sur le bitume, soupirant,

un sourire finit par se dessiner sur mon visage. Dans le mp3 Kiko – Slave of My Mind siffle.

Une délicieuse intuition me révèle alors que cet automne sera riche en surprises…

DSgC_0074.jpg

Images de mes potes enfin revenues à Paris ; de prometteuses soirées en perspective par tranches de 72 heures non-stop. Envie violente de flirter avec l’overdose, l’excès et mon self control. De voir des filles s’embrasser.

Un passant que je percute brutalement m’insulte. Je n’ai pas entendu ses injures avec mon casque. Je m’en amuse continuant ma route.
Une bande de roms vient alors me quémander 1 euros. Je leur réclame aussitôt un billet de 10. Déconcertées, elles se sauvent en courant, ricanant telles des hyènes. Désir de les suivre. De prendre en photo leur camp, d’essayer leurs robes et de trinquer avec elles.


Il est 7h30 du matin. Direction la Salle des Marchés, je pars travailler.
Je n’ai pas que cela à faire. Je ne veux plus d’obstacles et de parasites sur ma route. J’ai la volonté d’avancer, à peine touchée de ton absence.

Illusion ou conviction ? Peu importe. De toute façon pour moi l’été s’achève le 21 juin.

Date à laquelle le soleil commence à perdre sa première teinte et que le compte à rebours vers l’hivers débute. Il faut alors s’accrocher aux étoiles et s’imbiber de leur lueur tant qu’elle est palpable.

Un chat errant tigré, aussi famélique qu’un lévrier me fixe comme si j’étais une dépouille.

Le vent léger du matin emporte mes émotions avec lui. Des frissons traversent mes bras à l’envers.
Etrange mois de juillet aux accents de mars. Arrivée face à la tour, j’observe tous ces cadres en costumes Givenchy bleu marine qui s’agitent pour gagner les ascenseurs. D’un pas nonchalant, totalement anonyme, je pénètre l’établissement avec la même arrogance. Je me pense pire qu’eux.

Royksopp – What Else Is There Remix Trentemoller arrive. 

Je m’amuse alors de spéculer que pour trois soirs consécutifs il me faudra minimum sept nuits pour tenir le rythme en journée. Equation impossible. Paris est tellement mort au mois d’août que l’on ne peut que rêver d’évasions. Vivement novembre, vivement ses lèvres

caht



 
Retour à l'accueil