Après foule de rencontres, myriade de visages inexplorés et enregistrés, heures de conversations téléphoniques volatilisées… Je réalise avec fracas que ce qu’il y avait de mieux, n’était pas dans le neuf et l'inconnu. Le bonheur finalement, était ce qui n’existait plus et que j’avais quitté, fui et méprisé voici peu. Tapi dans la poussière.

   L’on prétend que la nouveauté est synonyme d’excitation, d’émotion, d’un monde meilleur.
Je plébiscite la nostalgie et les valeurs sures. Ce qui a marché autrefois, a déjà fonctionné.  
Pourquoi le moteur ne repartirait donc pas, dans le sens inverse, au bras d’un amour perdu, peut être retrouvé. Mais alors, une passion consumée peut-elle ressusciter comme par Miracle ? J’en doute. Si cette délicieuse étincelle semble éternelle, elle est imbrisable et constante. Elle ne peut pas être par intermittence, saccadée.

    Après avoir donc choisi de reconstituer une histoire, de repartir avec un ancien Amour,
 la quête du bonheur est-elle finalement plus évidente qu’avec une personne dont on ne connaît
pas les travers & les vices ?
La nouveauté serait donc magique parce qu’imbibée d’illusions... Nous demeurons ainsi éperonnées par un mirage.
Que l’on idéalise quotidiennement. Jusqu’au jour ou nait et surgit l'authenticité.
Subséquemment l’on constate effarouchée que ce qu’il y avait de préférable finalement était dans le vécu, l’intouchable.

   Il ne s’agit pas de « syndrome du rétroviseur » qui se manifeste après quelques râteaux en chaîne. Mais juste d’une réalité. Ressortir avec une ex reste peut être moins bouleversant mais encours sûrement moins de déception qu’une inconnue magnifiée par notre espoir. L’on se connaît et l’on sait sur quelles luttes jongler. Entre chemin de la Facilité et mauvaise route, la décision d’avancer et d’aller de l’avant est loin d’être simple.
Finalement, et si le futur était passé ?

Alba
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