Le journaliste Olivier Delacroix a choisi de mettre la lumière sur les lesbiennes lors de son dernier reportage passé sur France 2 le 12 avril 2011.

Appréciant le personnage et son talent relatif j’ai donc été curieuse de visionner une énième chronique sur un sujet mainte fois débattues (mettant en scène toujours les mêmes archétypes de filles : Ostensibles à souhait rarement urbaines).

 

Durant ce reportage, la caméra d’Oliver a donc balayé l’Hexagone de long en large.
Des tréfonds de la région bordelaise avec l’histoire classique de cette jeune fille de 23 ans en passant par Paris et ses folles « Womexx », sans oublier l’intrépide Océane Rose Marie. Cette comédienne de mérite qui déchaîne les passions au cœur d’une Province avide de fraîcheur et de nouveauté avec l’énergie de son spectacle « La Lesbienne Invisible ».

 

Pragmatique et toujours armé de respect, le réalisateur a voulu exhiber au public les difficultés auxquelles se heurtent les Lesbiennes aujourd’hui. Des embarras tels que l’absence de droits au sujet de l’homoparentalité, la réaction extrême de certaines familles après un comming out, le drame des inverties de village qui se retrouvent être les victimes ambulantes des miteux du coin, la pseudo tragédie de la femme mariée quadragénaire qui plaque tout pour un chaton de 20 ans...

 

Après avoir mis l’accent sur ces réalités, Olivier n’a pas manqué non plus de nous montrer des scènes de vie heureusement plus gaies. Citons parmis elles ce petit centre de vacance niché quelques part dans les Alpes. Une sorte de club méd miniature à la sauce savoyarde Rainbow, drapeau arc-en-ciel volant au vent et Boom improvisée en tenue « décath’ sauvage ».

La vision de ce centre bucolique nous a évidemment beaucoup amusées.
Je trouve personnellement dommage qu’il faille se claquemurer dans un ghetto pour aller skier avec sa moitiée. Pourtant je demeure compréhensive quant à l’existence de ces camps de loisirs lorsque je vois la réaction brutale que peut engendrer l’homosexualité d’une façon générale chez les plus primaires. -(Bien que je ne puisse une seule seconde me projeter au sein de l’une de ces Queshua Party). -

Autre point positif, avoir évoquer une soirée lesbienne connue, les Womexx.
En parler apporte une petite touche de modernité et de crédibilité quant à la sincérité de ce reportage. J’ai aussi envie de dire que pour une fois, des filles qualifiées de « Lesbiennes invisibles » ont osé s'exprimer à visages découverts. Cela permet de brosser les clichés habituels que les autres journaleux aiment tant nous balancer en boucle :

-La Déménageuse Fécamptoise sur-piercée et la fille bi d’Evry échangiste (plus féminine qu’une brochette de travelos réunis).

 

En conclusion, excepté l’existence d'une poignet de chalets gay dans le 74, ce reportage ne nous a rien appris de plus sur ce que nous savions déjà. En revanche, je confesse avoir été touchée de la considération d’Olivier à l’égard de ces femmes qu’il a rencontré et pris le temps d’écouter surtout. L’innovation à mon sens porte sur ce regard dénué de voyeurisme qu’il a porté sur elles, en s’y intéressant réellement. Cela m’amène à penser que sa sensibilité tend à rendre le sujet le plus bateau accrocheur. L’auteur en effet nous a montré ces femmes tel qu’il les a perçues sans jamais les juger ou chercher à les avilir dans ses interrogations.
Dans la foulée, l’on salue donc son initiative qui a porté ses fruits puisque nous l’avons suivi jusqu’au bout -malgré quelques rictus-.

Reportage assez complet que vous pourrez suivre ici pour celles qui l’ont loupé :

http://www.tv-replay.fr/dans-les-yeux-d-olivier/

 

 

Alba

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