La sonorité du mot « Glamour » me fait voyager, appelle au rêve. Une palette de couleurs vives encense alors mes pensées, bousculant mon imaginaire tel un prunier. Je vois un arc-en-ciel bicolore dont les teintes oscilleraient entre le rouge et le noir.
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Je distingue également Paris, les Champs Elysées désertés, un soir très froid d’hivers, lumières allumées.

A mon sens, être glamour c’est ressembler aux actrices de Lynch. Ces beautés sophistiquées unissent à la perfection la modernité et un charme d’antan certain. Tantôt angélique dans une robe de soirée de velours noire, tantôt vamp le corps entouré par des légères robes pastel.

Le glamour semble aussi rare que les pierres précieuses. Comme le bon vin, les femmes avec l’âge prennent dans leur envol, toute l’ampleur de ce vocable.

On ne peut pas tricher. Etre glamour ne se fabrique pas, ne se mime pas. C’est un concept inné. Un trait de crayon trop appuyé, des cheveux mal brossés, un vernis à ongle légèrement écaillé, et la magie disparaît instantanément. L’erreur n’est pas permise. Le pardon n’existe pas.

Si le luxe se marie à merveille avec le Glamour, le bling bling inhibe tout effet recherché. Ainsi, je serai incapable de citer le nom d’une personnalité célèbre contemporaine, qui pourrait de façon brillante et sans conteste incarné l’image parfaite du Glam’.
Certains plébiscitent des stars comme Angelina Jolie. Je ne suis absolument pas d’accord avec cette idée. Il ne s’agit pas de sa ressemblance flagrante avec Arielle Dombasle. Mais disons que quelque chose sur son visage cloche et sonne faux. Sa bouche peut être. Pas assez naturelle à mon goût. Angelina me rappelle en effet une espèce de poisson vue à l’aquarium de La Rochelle l’été dernier. Elle symbolise pour moi un bel exemple d’une version contrefaite, déformée, mais validée pourtant par le commun des mortels du Glamour…

A mon sens, les réelles rescapées du Glam, pourraient être sans ordre particulier :
Deneuve pour sa froideur, Line Renaud pour sa classe naturelle, Jeanne Moreau pour sa voix, Ines de La Frésange pour son élégance citadine…
Les nouvelles people, les Paris Hilton, Scarlet Johnson, Nicole Richie, demeurent horriblement fades en comparaison des Bardot, Marlène Dietrich, Ingrid Bergman. Cependant, ces images « Bran new », restent le reflet de notre société actuelle. Tout doit être retouché (photos ou modèle). Le virtuel commande et régit les tendances. La recherche de la perfection a conduit le glamour vers une mauvaise pente.
La trash attitude l’éclipse petit à petit. Le glamour ne s’est pas pour autant démodé. Néanmoins ses égéries d’aujourd’hui paraissent simplement bien ternes et surtout, remplaçables.

Le Glamour à l’état brut, c’était aussi le respect que portaient les photographes et metteurs en scène d’une autre époque. Admiration aujourd’hui quasiment perdue avec la foule de paparazzis vampires nourrissant un public avide de revues dégradantes.

Telle est notre destinée et le fruit de la Liberté de la Presse. Démolir les icônes pour finalement montrer à notre imaginaire que ces Princes restent nos égaux. Et qu’ils se réveillent chaque matin eux aussi avec une face de steack*.

(*expression BritBritienne)

Alba








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