Le cœur ankylosé comme un agrume, les bras froissés, embaumée par l’iode
Je m’évade sur cette vaste étendue. Égarée.
De la météo du jour, s’enclenche une symétrie parfaite entre les éléments, le ciel et l’eau.
Deux traits, une paire de couleurs, des axes se jouxtant sans jamais se remuer.
Se chevauchant comme une gouache inachevée.
L’indigo sur le beige. Cette opulence de sable qu’aucun galet ne saurait entraver.
L’absence de vent laisse apparaitre sur la surface de cet océan pale contre toute attente,
Le reflet de ton visage.
Mes doigts voudraient l’effleurer mais je sais qu’au contact de l’eau, ce dernier disparaitra.
Je reste là, assise et pensive, figée dans ma contemplation. Tu es loin. Magnifique.

A porter de lèvres, prête à expirer. Le chant aigue des mouettes me ramène à la réalité,
M’arrachant de ce silence enveloppant.
Les nuages viennent attaquer l’azur, sans sommation, brusquement ayant raison d’Elle.
L’ingurgitant.

Désormais, le paysage est gris, terne et triste.
Ton hologramme a foutu le camp.
En longeant les collines humides qui me mènent à la voiture,
Mille questions m’interpellent.
Trouvant à chaque fois le même ricochet.
« Ce n’est pas grave ».

En revanche, une seule d’entre elles n’a pas trouvé d'écho.
Pourquoi les femmes sont-elles si contradictoires ?
Une hypothèse, totalement inspirée du lieu me vient alors en tête.
J’écrirai même : une certitude.
Parce qu’Elles sont Lunaires.

Alba

 

 

 

 



 

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