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oeilNina.jpgNina, 26 ans.
A la fois calme et intrépide, Nina a la fraîcheur et l’éclat des filles de l’Est.
Tout droit venue du Jura et après avoir parcouru en diagonale l’Hexagone, notre jolie blonde châtaigne a finalement jeté son dévolu sur la Capitale. Qui pouvait rêver mieux que Paris ?
Adepte des années 30, de Jazz, et de films d’auteur, notre grande rêveuse a décidé de s’essayer au bloggage. Art si répandu qu’il a l’avantage d’assurer un anonymat précieux lorsque l’on sombre dans la banalité (et l’inconvénient en retour d’être noyée et inaudible dans les abysses de la masse humaine Belle plume ou pas)…
Cultivée et modeste, notre cinéphile a très rapidement intégré les mécanismes farfelus de Lutèce : en quelques semaines, les dédales du métro et les escaliers du BHV n’avaient plus aucun secret pour Elle.
Nina aime : porter des pull overs rouges, l’anonymat des villes, les chasses au trésor, Bergman, terminer un repas par une note de Nicotine, les publicités Calvin Klein (celles des années 90), dévorer les marrons glacés 2 par 2 (et les sucettes sifflet).

 
 
avatar2.jpgAlba, 28.
Ancienne du Blog Gaizelles, Alba a décidé de poursuivre ses tribulations sur un autre blog en compagnie d’une autre comparse.
Audacieuse sur papier, dans le réel cette Parisienne noctambule n’en demeure pas moins silencieuse. Extrait de sa présentation sur Gaizelles, le blog de Parma.
 
« Alba, 28 ans, la plus rêveuse du groupe, mais aussi la plus exotique. Il lui arrive de manière sporadique de participer à l’aventure Gaizelles en composant quelques articles. Haute comme trois pomme et timide comme pas deux, son caractère est cependant loin d’être proportionnelle a sa taille !
Poétesse dans l’âme, cette citadine pressée croit encore en l’innocence et aux rencontres originale hors web. Artiste dans l’âme c’est aussi une férue de photographie et de créations design en tout genre. A Paris, on pourra la croiser entre autres chez Mariage Frères, au rayon « accessoire des Galeries Haussmann Lafayettes » les yeux garnis d’étoiles, de temps en temps tard le soir errant dans les rues de Bastille comme un chat perdu, un bouquin sur les genoux dans la ligne 14 et aussi, devant la vitrine prétentieuse d’une boutique Bang & Oflsen émue (notre littéraire est une grande amoureuse des nouvelles technologies. Plasma HD et autre appareil photos n’ont plus aucun secret pour elle). Alba aime : changer de fringues comme de chemises, manger les pailles d’or framboise sans les séparer, les baisers volés, croire que dans gayvox il existe forcément une pépite, les sports d’hivers, et les filles stylées mais pas crâneuses. »
 
Mercredi 30 avril 2008

Lorsque je me ballade dans Paris, m’arrêtant près d’un banal fast food, ou encore lorsque je prends les transports en commun j’aime prendre du temps à contempler la population du coin. Spectacle à ciel ouvert, les grandes villes nous offrent abondance et choix dans l’observation de sa faune.

 

Particulièrement les bandes d’adolescents, qui certes ne me rajeunissent pas, mais qui m’amuse sur bien des points. De Châtelets les Halles, en longeant l’interminable Rue de Rivoli, j'épie.

 

Je me demande ainsi quelle adolescente aurais je été en 2008.

Aurais je moi aussi été une adepte inconditionnelle de la petite ballerine niaise à pois ?

N’aurais je pas pu résister à l’envie terrible de me farder en « Daphné Black » ?
(Quitte à payer le prix d’aller au bahut avec un serre tête aussi cocasse que mes imitations repettos strassées de chez « Tammy »).

 

Peut être aurais je été danseuse … De « Teckto ». Me dandinant chaque samedi soir sur les podiums de l’Acropole armée d’une conviction frôlant la dévotion…

 

Je ne le saurais jamais. Bien que j’ai ma petite idée sur le sujet... Quoiqu’il en soit, je n’ai pas de regret d’être issu de la génération des années 80 Aube des trente ans ou pas.

 
Dans mon époque des Eightiz, nous n’avions pas internet. Mais les séries DA du Club Dorothée compensaient cette absence. Téléchat et son Autruche, Olive et Tom et son boulet de canon étalé sur deux épisodes, le duel de Végéta et de Cell : autant de feuilletons dotés d’un réel suspense qui ne se fait plus en la matière. A la place aujourd’hui nos jeunes ont le choix entre KD2A et Prison Break. Les japoneries ont déménagé dans la rue Keller et le Chat est au chômage…

 

Côté musique « le top 50 » proposait du ‘pur’ clip. Unlike MTV.

Avec une mention spéciale pour ceux de Mylène qui nous terrifiaient. Si bien que l’on adorait s’initier au catch entre filles: les crêpages de chignon dans la boue, le sang qui gicle, les genoux éclaboussés de Mercurochrome... Les vraies bastons quoi. Pas les triples saltos truqués des Matrix anesthésient l’œil.

Ceux de Madonna étaient pas mal non plus, je compilais ses 45 tours. Présentement pas de collection. A l’ère de l’électronique on passe au format Mp3. La discothèque entière tient dans un POD.

 

A cette période, le cinéma nous gâtait. Pour de vrai. Nous offrant des pépites comme Retour dans le futur I et II, on était toute amoureuses de « Marty »…Et de son skate. Citons en vrac les vrais films d’horreur du moment comme les Gremlins ou encore la Nuit des Morts Vivants. Et les Aliens qui n’ont pas pris une ride au passage.

Besson était efficace avec son Grand Bleu. Premier coup de foudre pour Jean Marc Bar  magnifique dans sa belle combinaison orange… Les Princesses Disney était gracieuses, charmantes jusqu’à la Belle et la Bête.

 

Question fringue, à la récré nous arborions de très chics doudounes naf naf multicolores en plume d’oie. Poivre blanc et Benetton se vendaient comme du petit pain. Et Chevignon tenait le 16éme.

Les Reebook Pump étaient aussi le symbole de la fortune. Comme il en fallait peu…

 

D’un point de vue Gastronomique, je déplore la disparition du pain d’épice Prosper qui faisait notre bonheur ainsi que des tubes à chewing gum rose que l’on avait parfois dans les Pifs et Hercule.

Les sucettes sifflets rendaient nos mères dingues dans leurs R5. Comment ne pas se rappeler bâtons fluo remplis de poudre dont on se gavait sur nos BMX (et qui avaient bien failli nous tuer 10 fois !)

 

Cette époque est révolue. Cependant les images barbouillées qu’elle véhicule sont restées bien ancrées dans notre mémoire. Affichant un sourire nostalgique, quittant le quartier Saint Paul je poursuis mon périple. Les sixties sont partout. De Clignancourt à Montparnasse, traversant les lignes de métro de long en large, les classes sociales et les âges... La mode veut son innovation dans le passé, il faut créer et innover dans ce qui a déjà existé. On régresse et on traverse le temps en reculant.

 

Alba.

par Alba et Nina
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Lundi 28 avril 2008

Alors que le début des années 2000 sonne la gloire des télé réalités filmées en temps réel 24 sur 24, diverti et mi choqué, le public découvre une curiosité nouvelle les émissions ‘Loft Story’, ‘La Ferme’ ou encore la Star Académie pour les plus jeunes. A l’époque on rit à gorge déployée à la vue des plate formes shoes de Loana ou des phrases niaises d’Eva Angelie. Filmer des humains faire leur toilette, se chamailler, s’insulter en boucle comme on le fait avec des Babouins lors d’un banal safari signe le changement radicale de l’ère télévisuel des 2000. 

Par la suite, d’autres retransmissions tout aussi sagaces ont éclo les unes après les autres. Difficile de se renouveler tout en conservant la même base. Il faut donc tourner en ridicule toujours plus profond, toujours plus loin. Avilir au maximum le pigeon: le participant. Ceux qui se croyaient les malins, les plus futés allaient en prendre pour leurs grades. Au plus grand plaisir des spectateurs. 

Parmi ces émissions agaçantes citons l’exemple de ces shows de relooking d’M6 dont ses ménagères demeurent friandes. Systématiquement le même schéma : une femme très mal fagoté, pas épilée, pas maquillée. Probablement recrutée lors d’un casting sauvage dans une supérette un samedi matin.
La pauvre victime est ensuite jetée en pâture toute crue sur les Champs Elysées puis lapidée sous les paroles coriaces des badauds. On méprise, on écrase, on se moque d’une personne pourtant venue chercher du réconfort ; trop fort. La méchanceté facile, c’est dans l’Air du temps me direz vous. 

Après cette dure épreuve de feu de camp parisien, surgit alors la Super Jenny du petit écran. La pale copie d’Ines De La Fressange, la Sauveuse de Cloches, la Reine du bon goût à la sauce endomol j’ai nommé « Madame MéKestouébèllle ». Fausse jusqu’au bout des ongles, notre Dandie haussmanienne a l’air similaire de ces statues du musée Grévin. Elle parade, accompagne dans les boutiques où seules les aristos peuvent se fournir- ses proies.

Le cheveux court corbeau, les faux cils en érection, les pommettes retroussées et le sourire aux aguets figé en permanence, la bonne Dame conseille, ordonne, critique (c’est son taf) et plus surprenant MENT. Oui Madame, vous êtes une menteuse.  

Si votre enthousiasme après un blanchissage intense de crocs s’avère justifié… Lorsqu’il s’agit de s’extasier après une coupe au bol catastrophique d’un coiffeur fou ou sur la tenue grotesque verte pivoine sur une dame dépassant l’ hecto quintal je m’insurge. La Faux jetonerie a ses limites et la votre crève les yeux. 

Pourtant, après chaque ratage de coiffeur, après chaque boulette de styliste, c’est la même chanson : Elle s’égosille «  MMAaaais Qu’est ce que Tou é Belle « . Plume dans le derrière ou pas. 

Je suis naïve. Je pensais que le but de ce nouveau métier, Coach ou Conseillère en Image (en fonction de l’arrondissement de la boite), c’était d’améliorer vraiment le tableau. Tout simplement d’aider le client à s’embellir. Or, dans ces émissions, la volaille est roulée dans les colorations cuivrées (semblant servir tout simplement de cobaye aux coloristes). Les coupes de cheveux sont quasi toujours vilaines. Exception pour celle de Provost j’admets. 

Par la suite, comme par magie, on rejette le participant relooké sur les pavés parisiens en proie aux hyènes et … Miracle Télévisuel : L’unanimité est de rigueur !  La Rue entière approuve, applaudie, encense, plébiscite. Comme il est bon d’être pris pour un con. Quinze minutes de pub après, on se noie alors dans la guimauve : Mère Grand et Grande Tante Margueritte demeurent présentes, la famille est au complet.
Larmes et éclats de rire fustigent. C’est émouvant, on se croirait 15 ans en arrière dans Perdu de Vue.

Mais regardez plutôt sur le côté de la caméra cette ombre, ce sourire qui n’est plus figé. Observez attentivement ce regard qui sourit mais dont l’éclat sonne faux. Si les cordonniers sont les plus mal chaussés, aucun relooking, aucune chirurgie ne pourra ôter du visage de la Coach l’imposture et l’hypocrisie. Les plus « moches » ne sont pas celles à qui M6 veut faire porter le chapeau…Bas les maques… Et les casques !

A
lba


par Alba et Nina publié dans : Alba
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Mercredi 23 avril 2008

Chaise en vinyle noir. Baie vitrée donnant sur le tout Paris. J’attends sans impatience mon tour.

 

Trois changements de ligne. Un monumental immeuble  Haussmanien.

Cinq étages sans ascenseur. Une salle d’attente impersonnelle.

 

Deux heures aller-retours pour une demi-heure d'entretien. Quatre ans d’un même parcourt, de ce même cinéma.

 

-« Madame. »

 

Bureau en chêne massif. Fauteuils de ministre. Une table basse au centre d’une pièce de plus de soixante mètres carrés.

 

-« Comment allez-vous depuis la semaine dernière ? »

 

 Toujours cette même poignée de main ferme et moite à la fois. Ces mêmes questions courtoises mais intrusives. Ces mêmes regards discrets mais dérangeants.  Maintenant, cet ennui qui me gagne…

 

Pas un grain de poussières sur les étagères. Pas un pli sur le plaid posé sur le sofa. Pas un livre mal classé. Chaque chose à la même place. Tout comme l’homme me faisant face, tout est tiré à quatre épingles : étriqué, figé. Frissons.

 

-« La dernière fois, vous me parliez de… »

 

Chacun de mes mots étudiés. Chacun de mes gestes épiés, mes postures analysés. Même mes silences sont sondés.  Je suis comme  une écrevisse que l’on décortique ; nue et vulnérable.

 

Je m'embourbe dans mon siège à chaque périple dans mes souvenirs. Subsistent les mêmes images. Persistent les mêmes sensations. Je n’avance plus.

 

-«  Qu’en est–il aujourd’hui de… »

 

Cheveux grisonnants. Nez rond surmonté de petite lunette.  Un costume de velours marron. Craquant. Mon esprit n’aspire qu’à retrouver l’extérieur. Profiter du soleil dans les allées du parc. M’évader dans les ruelles du quartier latin. Manger une glace sur le parvis de la Défense.

 

-«  Le changement dites-vous ? »

 

La demi-heure devenue éternité. Je suis devenue prisonnière de mes propres séances. Les mots sont de plus en plus inconsistants ; je me noie dans le désœuvrement. J’aimerais ouvrir cette fenêtre. Entendre le brouhaha de la rue. Arbitrer la guerre des voisins. Mettre un terme à cette pesanteur…

-« Je vous dis à la semaine prochaine. »

 

Soulagement. Libérée de mon calvaire hebdomadaire, je renais : Cinq étages en courant. Trois changements en sifflotant. Quatre années de tortures mentales qui s’envolent en un instant. Bien être idéal.

 

La réussite d’une thérapie réside dans l’épilogue de ses séances.

par Alba et Nina publié dans : Nina
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Mardi 22 avril 2008

Voici un an, j’étais complètement accro à Msn, au coca cola light, aux émissions de télé réalité bidons, aux sms tordus et autres sorties futiles dans le 4 éme arrondissement de Paris.

Les filles du Calvaire et Réaumur n’essuyaient presque plus de secret pour moi. Que la ligne 4 soit maudite ! Je plaisante – Soupir – 
 

En total décalage horaire, le soir il me fallait un tranquillisant pour m’assommer, et le lendemain un litre de jus d’orange pur et autant de vitamine C pour tenir debout.

Mes nuits duraient au mieux 3h en semaines et 2h en week end…

Ma cadence de sortie était celle d’une adolescente de Première : je me demande comment j’ai pu tenir ces 6 mois à aller « clubber » de façon si assidue.

 

J’avais en outre la capacité à converser avec 5 filles à la fois sur msn, sans compter les trois autres sites de rencontre ouverts simultanément, le kit main libre du black berry sur l’oreille et l’ipod sur l’autre. A leur insu.

 

Véritable acrobate professionnelle, j’enchaînais les ‘dates’ tous les deux jours omettant parfois de changer  de bars… (Cet oubli me valut quelques rictus moqueurs de la part de serveurs acariâtres du Marécage dont je tairais les noms.)

 

J’avais une certaine excitation simplement à rencontrer des inconnues, lire un peu de leur vie, comme pour assouvir une curiosité de passage. Aucun lien ne se créaient vraiment, et lorsqu’il y en avait, ces relations se dissolvaient toujours en un battement de cils.

Illusions divergentes, fantasmes conduisant parfois à une semi-obsession, déceptions partagées, pour une ultime poignée de main ou bise signant alors la trêve de la correspondance. Avec une politesse coutumière teintée de promesses jamais tenues :« on s’écrit – on s’appelle ».

 

L’adition de ces addictions inutiles ? De l’argent jeté par les fenêtres, du temps très souvent perdu, et un lit toujours aussi vide…Voici pour l’aspect matériel. Côté moral, les atteintes

se traduisaient par une lassitude croissante. Ainsi, tant qu’à être blasée je préférais poursuivre sur cette voix, plutôt que d’être une célibataire figée dans son fiel.

Qu’importe à l’époque, seul le mouvement comptait et le plaisir des premières secondes de découverte…Le goût du jeu des Devinettes ne m’avait donc pas quitté depuis la CM1.

 

Aujourd’hui, ces mauvaises habitudes se sont distillées. Toutes se sont volatilisées brutalement, à la suite d’une rencontre. Les réflexes d’autrefois, comme de laisser allumer l’ordinateur 24h sur 24h ont disparu... Pour laisser place à une nouvelle dépendance, la Passion Amoureuse.

 

Bateau pour les aigries, et essentiel pour les Fleurs Bleues, ce sentiment nous emporte sans que l’on puisse luter, ou résister. A ce jour, j’ai envie de dire que l’adition qui en résulte demeure une sensation de grand vide en son absence, et d’un bonheur absolu en sa présence.. Le Ying et le Yang en quelque sorte. Elle éclipse à la fois les ombres et lumières.

Mais quoiqu’il advienne, c’est toujours à la fin que l’on paie l’adition. Au prix d’une division.


Alba 


 
par Alba et Nina publié dans : Alba communauté : Culture Lesbienne
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Jeudi 17 avril 2008

 

- Samedi soir – Une soirée ordinaire d’habituée affamée. J’erre dans la boite, le cœur desséché. Plus rien ne me surprend : les visages sont devenus familiers tout comme le décor et le son qui empli ce lieu de perdition.

 

Je m’interroge : Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi mes week-ends semblent-ils si similaires ? Du vendredi au dimanche, je reproduis chaque geste, chaque mot avec tant d’exactitude… Je salue les mêmes personnages, embrasse les mêmes joues, partage les mêmes sourires. Plus rien ne m’étonne…

 

Je m’enivre de bruit et d’odeur et me noie dans la foule trépignante. Besoin d’isolement. .

 

Adossée à un mur, cigarette en bouche, je regarde sans voir cette multitude inhumaine… Un constat tel une évidence martèle mon esprit avec violence : Comme tout bon samedi qui se respecte, je suis venue seule et repartirai seule ! Je sais que je pourrai facilement remédier à cette constante. Mais ce ne serait pas moi. Je n’ai jamais pu être la moitié de moi-même. J’ai fait le choix d’être seule plutôt que d’être malhonnête.

 

La DJ accélère la cadence. La lumière s’affole. L’assistance obtempère.

 

Echange de regards. Tout mon être vacille. Un visage dans l’abysse de la nuit et me voici transportée dans une autre réalité. Elle, telle une biche aux grands yeux noirs, perdue au milieu de loups insatiables. Moi, prête à bondir : la secourir ou la dévorer ? J’ai fait mon choix.

 

Je la sais qui me cherche. Se sait-elle épier ?

 

Je me sens comme absorber par sa beauté. Je m’avance à elle prête à me donner… Je ne contrôle rien. Je ne suis plus que le pantin des mes envies.

 

Dans cette masse opaque, l’inconnue face à moi. Maladroitement, je lui offre une cigarette. Aucun mot, un simple sourire comme une réponse à mes désirs. Je fonds sur elle.  

 

Mes lèvres sur les siennes. Nos langues qui s’entremêlent. Mes mains sur sa peau. Je frissonne. Je la serre contre moi comme pour l’empêcher de s’envoler.

 

Le moteur qui rugit… Comment sommes nous arrivées là ? Brides d’images : Les lumières qui s’allument – Le froid qui saisi – Sa main dans ma main- La cohue – Son sourire.

Elle, assise à mes cotés qui enserrent mes doigts avec fougue. Cette bouche qui conduit à la démence… Coup d’œil furtif dans le rétroviseur avant de m’élancer dans la nuit. Mon cœur ressuscite. Je boue d’impatience.

 

- Home sweet Home – J’avais oublié le désordre de mon petit appart’. Qu’importe, je ne lui laisserai pas le temps de le constater. Je n’en peux plus. Mes mouvements deviennent incisifs. Je veux défaire ce chemisier  qui me gêne… Découvrir la moiteur de sa peau, embraser ses courbes.

 

 

Ses mains sur mes poignets  me bloquent. Elle refuse que je la déleste des ces vêtements. Pourquoi ? Qu’attends-tu de moi belle étrangère ? Je ne lutterai pas mais laisse toi faire…

par Alba et Nina publié dans : Nina
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Samedi 12 avril 2008

Héro tic

 

3h00 du mat, pleine nuit – matin malin dimanche plus très loin- sac à main avec clefs et CB au vestiaire : je suis nue.

Bruit – son Electro – Vapeur d’alcool – tête qui tourne. DJ qui glousse, serveuses pressées, quelques travelos qui s'étreignent et des filles à plus vu.

Obscurité, teintée de micro lumières rose fluo, vision illusoire de visages.

Mémoire pour une seule. Question de seconde se jouant sur toute une soirée. Partie de Poker lancée. Lente place à l’hésitation qui s’installe.

Dehors les fous sont de sortie, par groupe, ou seuls. La rue de Montmartre leurs appartient. Les policiers n’existent plus, si l'on t’attrape, tu seras tuée pour sure.

A l’intérieur, un joyeux bordel. Une mêlée qui s’observe. Les palpitations flirtent avec la frustration. Etouffée par les vapeurs de nicotine, je choisis sans avoir à comparer. Pas d’incertitude ce sera Elle, ou aucune. Je titube de trouille, d’étourderie, de bêtise. Le Ridicule me tue. J’ai besoin de davantage de vodka pour moins trembler. Il est tard, plus de taxi, bloquée.

Tendue, je la cherche du regard, puis disparaît m’inscrustant parmi un groupe d’invertis. Les filles qui m’accompagnaient sont parties. Je suis seule.

Le son de Vitalic s’empare à présent de la foule en transe. Les lumières se font plus offensives. La fille arrive face à moi, je recule. Elle me tend sa cigarette, je n’ai jamais fumé mais je fais semblant. J’ai la tête qui tourne, elle se jette sur moi. Mon cœur bat comme si il allait me piler les os. Sa peau est légèrement humide. Ses cheveux sentent bon, je me laisse faire. Elle m’embrasse tout en souriant, comme pour narguer la foule d’inconnues. Je me délecte de cette douce arrogance. Je maîtrise, mes tic’. J’assure.

Mes mains ne quittent pas le bas de son dos. Nous faisons connaissance en silence, en s’enlaçant. Je ne prête plus attention aux burines qui me bousculent complètement ivres. Je sors avec une fille dont je ne connais même pas les initiales : désopilant pour une prude comme moi.

Dehors, un groupe de drogués essaie de rentrer dans la boite. Bousculade, panique de la foule et gloussement de l’inconnue qui me tient par la main et me traine déjà vers la sortie.

 

Toujours la nuit sombre et pour unique éclairage celui de très ordinaires lampadaires. Mais l’absence totale de glamour n’influe en rien sur mon excitation.

Nous fonçons vers sa voiture, pliées de rire.

 

La fille n’a pas 25 ans, pas grave. Vivre l’instant, comme dans un film, voilà ce qui compte.

Dans sa golf, pas une parole échangée, seulement quelques coups d’œil furtifs. On sait. On sait que demain n’existe pas et que c’est l’histoire d’un moment. Comte de fée carte postale à la fin programmée dès la levée du jour. Dans sa voiture, le son de FG et rien d’autre.

J’ai envie d’elle. Nos doigts s’emmêlent comme les ferait nos langues. Les quatre chiffres du digicode tapés et 5 étages de l’ascenseurs passés, je me retrouve chez elle…

Les tics me reprennent un par un…Je lutte. Je passe ma main dans sur ma frange plusieurs fois toujours en m’éloignant d’elle. J’ai peur de mon attirance. Pas un son dans son appartement si ce n’est que le bourdonnement de son frigo. Quelques photos de vacances sont tapissées sur le mur de l’entrée je balaye du regard rapidement les bibelots et meubles de l’endroit.

Furieuse, elle se précipite sur moi, comme elle l’avait fait dans la boite. Nous nous embrassons longuement pendant des heures. Je ne la laisse pas me déshabiller. Je touche son corps avec le tissus. J’ai très envie, mais je n’irai pas plus loin, je ne céderai pas.

Voulez savoir la suite ?

 
A.

par Alba et Nina publié dans : Alba
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Vendredi 8 février 2008

Tu oublieras nos jours mais pas nos nuits.
Je n'ôterai rien de toi, et pourrai réciter les yeux fermés les détails que tu ignores.
Tu oublieras nos matins orageux, et nos midi sourire
Tu n'effaceras pas nos soirs espoirs et nos insomnies communes.

Tu gommeras l’ovale de mon visage, mais pas l’amande de mes yeux.
Je serai capable de te dessiner les mains liées…

Tu oublieras cette discussion improvisée sur un tronc d’arbre abandonné
Mais pas le parfum de mon manteau au cinéma…

Tu omettras nos murs, nos habitudes, nos rues et leurs effluves…
Je me souviendrai de chacun de tes habits.
Petit à petit je m’évaporerai de ta mémoire pour laisser place à autre chose…
Jour après jour, tu continueras à corrompre ma vie, pour ne laisser place qu’à ton emblème. 

Je ne veux pas d’espoir, je ne veux rien savoir.
Tu es l’indélébile que l’on ne rencontre qu’une fois…

Alba

 

par Alba et Nina
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Mardi 4 décembre 2007
 Corps d’Apollon – Grâce de Vénus… Chaque civilisation possédait sa métaphore :
Aphrodite pour la Grèce - Tlahuizcalpantecuhtli pour les Aztèques, Kukulcan dans la mythologie maya ou encore Sif pour la mythologie nordique.
 
Que sont devenus ces mythes de la Beauté éternelle ? Ce sont ils éteints avec leurs Divinités ?
 
Bien que les siècles se soient écoulés – Que des civilisations aient disparues – Que des religions aient périclité… D’autres symboles ont émergés :
 
Greta Garbot, Marlene Dietrich, Audrey Hepburn
   Cary Grant, Humphrey Bogart, James Dean...
Marilyn Monroe, Dalida, ...
Clint Eastwood, Brad Pitt...
 
Les Dieux ont ainsi laissé place aux stars, Monstres sacrés du Cinéma et de la Variété...
Symboles animant en chacun de nous un idéal à atteindre.
 
Une question interpelle : Ne sommes nous pas parvenus au point culminant de cette apologie ?
 
En effet, on ne compte plus les émissions, les séries, les revues people qui encensent le culte d’une société « adulescente ».
 
« Nip Tuck : Une patiente, qui refuse de vieillir, veut se faire opérer pour paraître plus jeune
Confessions intimes : Prête à tout pour ne pas vieillir.
Cinéma : La repentie de Laetitia Masson.
Star Académie : Madonna vêtue d’une combinaison cosmonaute.
Cinéma : Caramel un film de Nadine Labaki
Ca se discute : pourquoi a t-on peur de vieillir ? crise de la quarantaine, refus d’avoir le statut de grand-mère…
Elle : en couverture de frêles jouvencelles »…
 
Avide de jeunesse éternelle, l’Homme s’est révélé plus qu’ingénieux dans l’invention de ses remèdes.
En conséquence, le rétinol actif a tristement succédé au lait d’ânesse de Cléopâtre.
Bienvenue dans l’Ere de la chirurgie et des UV à outrance… Où les crèmes de perlimpinpin et injections de pacotille font partie de notre lot quotidien.
 
Au diable recettes de grand-mères :
« Bain de jouvence au gros sel, miel et lait chaud.
Masque antirides aux amandes .
Masque antirides à la farine de pois chiches et blanc d’œuf.
Masque antirides à l'argile »…
 
Inclination pour le chimique :
« Hormones de croissance.
Anti radicaux libres.
Dhea.
Mélatonine.
Botoxe »...
 
Et déviation extrême:
“Lifting
Peeling
Colagène
Silicone”…
 
Visages remodelés à l’infini, abominables figures tendues faisant de ces « Beau-tox » un seul et même faciès…
A vouloir défier le Temps aveuglément, ne risquons nous pas d’offenser la Mort elle même ?
 
21ème siècle ou règne de Sisyphe : Epoque astucieuse au scénario absurde s’interprétant sous les feux de l’Inévitable.
 
 
jeunesse.jpgNina. 
par Nina publié dans : Nina
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Lundi 3 décembre 2007
 
 
Transformation
 
Au début, moi grande timide, petit cœur peureux fuyant le regard de son dévolu…
Par la suite, Audacieuse dévorant la chair de sa prédatrice figée de stupeur.
Ancienne prude métamorphosée en amazone laborieuse de luxe,
Femme enfant sage découvrant avec facétie le vice.
Courant d’air calme se révélant Tempête et briseuse de strass le temps d’un Orage.
Magicienne hors paire lorsque de prières je couvrirai chacun de mes espoirs la concernant
Romantique s’ignorant lorsqu’il s’agira d’offrir
Fleur vipérine assassine lorsque la jalousie me caresse…

Les femmes nous bouleversent,
Les femmes nous consument,
Les femmes nous saccagent…

Insolente attraction
Première et Ultime addiction
Obsession diurne ne quittant pas mes nuits
Ta Présence dans ma vie ne pourra modifier
La rêveuse que je suis..
 
 
 
 
 
                                                                                           Alba

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par Alba et Nina publié dans : Alba
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Lundi 3 décembre 2007
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par Alba et Nina publié dans : Alba
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